Archive for the ‘Tableau blanc interactif’ Category

Révolution éducation numérique

22 septembre 2008

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2010 : année de l’éducation en Afrique

22 septembre 2008

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La révolution du numérique éducatif

19 septembre 2008

Une révolution de l’éducation est en marche. C’est bien normal. À heures ou notre civilisation de l’usine laisse la place à une civilisation du savoir il est pour le moins logique que notre transmission du savoir évolue. Mais avec le mariage du numérique et de l’éducatif on assiste à bien plus qu’une évolution. Certes cela fait longtemps que l’on annonce ce mariage et l’on a vu la promotion des ordinateurs à l’école, la formation à distance, toutes choses fort utiles mais qui ne pourront jamais remplacer la présence et le rôle de l’enseignant. La vraie révolution éducative est celle de « l’enseignant assisté par ordinateur ». Le moyen c’est le tableau blanc interactif. Il remplace le tableau noir de nos souvenirs d’enfance. Il permet à l’enseignant d’appeler en projection sur son tableau des ressources éducatives soigneusement préparées, par lui-même et par d’autres, mélangeant des animations, des exercices, des vidéos, des schémas en trois dimensions et réagissent sous son stylo ou sous celui de ses élèves appelés au tableau comme on le ferait avec une souris d’ordinateur. Les élèves peuvent écrire, dessiner, manier des instruments, des règles ou des compas.

Cette révolution a commencé Angleterre il y a six ou sept ans. Résultat : avec 450 000 tableaux blancs interactifs toutes les classes ou presque sont équipés. Une puissante industrie de programmes éducatifs conçus spécialement s’est développée, bénéficiant d’un pouvoir d’achat par élève spécifiquement consacrée à ces programmes et attribué au chef d’établissement. D’autres pays suivent, plus lentement , à commencer par les États-Unis et bien d’autres comme par exemple le Mexique, certains pays d’Asie centrale… Et même le Kurdistan. Le sens du mouvement ne fait aucun doute. Il n’est qu’à visiter les grands salons mondiaux consacrés à l’éducation comme celui de Londres, celui de Doubaï ou encore celui de New Delhi. La part faite au tableau blanc interactif est dominante

Et la France, direz-vous ? Avec un peu plus de 2000 tableaux blancs interactifs dans l’éducation publique nous ignorons encore superbement cette révolution. Et pourtant, selon une enquête réalisée par l’ex ministre de l’éducation, Gilles de Robien, auprès des enseignants français testés le taux de satisfaction de ceux-ci — généralement connues pour leur esprit critique — frôlait les 96 %. À défaut d’équiper l’éducation nationale, le ministre convaincu équipa ses écoles à Amiens, ville dont il était le maire.

À la fin de l’an dernier, les hasards de la vie m’ont fait accepter à la demande du président du Sénégal, Abdulaye Wade, et du président Nicolas Sarkozy la présidence du fonds mondial de solidarité numérique. Le FSN est un organisme international né du sommet mondial de l’information et qui a vocation à financer des actions de solidarité numérique pour éviter la fracture numérique entre pays riches et pays pauvres. Je l’ai fait avec la volonté de réorienter ce fonds vers des actions concrètes. J’ai construit un premier programme, 1000 unités de télémédecine pour l’Afrique qui vise dès la rentrée prochaine à déployer des unités locales ou du personnel médical peut obtenir via une liaison satellite Internet une aide au diagnostic d’un médecin à l’autre bout de son pays ou l’autre bout du monde. J’ai aussi, pour revenir à notre sujet, échafauder un projet qui vise à faire bénéficier les pays les plus pauvres, ceux qui en ont le plus besoin, de cette même révolution éducative numérique. Le principe en est simple : si nous pouvons fournir à ces pays des TBI « low cost » pour l’ équipement de leurs écoles, le coût marginal d’un programme numérique éducatif étant nul (à la différence d’un manuel scolaire supplémentaire) nous leur permettons d’engager la révolution du numérique éducatif en même temps que les pays les plus riches. C’est le fameux «leap frog » qui permet aux pays les moins développés de sauter une étape technologique pour bénéficier des derniers progrès.

Autres hasards de la vie, le président de la république française Nicolas Sarkozy lors de sa dernière visite à Londres a pris conjointement avec Gordon Brown l’engagement de mobiliser la France et la Grande-Bretagne en faveur de l’éducation en Afrique. L’objectif est pour le moins ambitieux. Connaissant , pour lui en avoir souvent parlé, mon intérêt pour la question et comprenant l’utilité d’incorporer à cette ambition les outils de la révolution numérique, le président de la république m’a confié la mission de mettre en oeuvre cet engagement.

La tâche est rude, mais exaltante. Je m’y suis engagé (bénévolement , donc librement,, ayant par ailleurs quelques activités professionnelles) avec passion. Et je propose à toutes celles et tous ceux qui voudront bien s’engager à nos côtés, de participer à ce beau projet « d’éducation numérique pour tous ». 

L’agenda du numérique pour tous

18 septembre 2008

L’agenda de l’engagement franco-britannique, Gordon Brown — Nicolas Sarkozy, est des plus serré : « scolariser 16 millions d’enfants en Afrique d’ici 2010 et tous les enfants d’ici 2015… Recruté et formé quelques 3,8 millions d’enseignants supplémentaires d’ici 2015 ». Avec un rendez-vous en 2010, celui d’un partenariat avec la FIFA pour utiliser « l’impact formidable de la coupe du monde en 2010 qui se déroulera en Afrique du Sud ».

Disons que ce partenariat peut en attirer d’autres, mobiliser les états et les organisations internationales en permettant de faire de l’année 2010 « l’année de l’éducation en Afrique.

Notre projet « d’éducation numérique pour tous » doit s’inscrire dans ce calendrier. C’est dire qu’il nous force aller vite et de vivre au rythme d’une start-up, souvent peu compatible avec le temps des administrations.

D’où la nécessité de déployer dès l’année scolaire 2008 — 2009 un premier programme test dans le plus grand nombre possible de pays d’Afrique. Ce n’est paradoxalement pas le plus difficile. Les pays africains sont prêts à en financer une part, et les programmes de coopération des pays et des organisations internationales peuvent y contribuer. Ajoutons à cela la perspective de développer en France et dans un grand nombre de pays européens espérons-le le « un pour un » c’est-à-dire un tableau acheté, un tableau donné.

La question essentielle est celle des ressources éducatives numériques disponibles dans les principales langues utilisées sur le continent africain (français, anglais, arabe, portugais) et leur traduction pour une part des programmes des cours élémentaires en langues africaines. Si les ressources anglophones sont — compte tenu de l’avance britannique — abondantes et de qualité, il n’en va pas de même des ressources francophones et à un moindre degré des ressources arabophones. C’est l’éternelle question de l’oeuf et de la poule. Pourquoi développer des programmes s’il n’y a pas de TBI installés. Pourquoi installer des TBI s’il n’y a pas de programmes. D’où la nécessité de mener ces deux actions de pair.

C’est la raison pour laquelle nous avons imaginé, faute d’une industrie de programmes numériques francophones adaptés aux TBI, un modèle de fabrication ou d’adaptation de programmes à partir d’une communauté d’enseignants francophones. Bref mettre à leur disposition les programmes élaborés disponibles, des modèles de programmes tirés de l’expérience britannique, des ressources numériques plus ou moins élaborées (notamment des vidéos) avec des outils de création leur permettant de créer eux-mêmes leur propre programme. Le tout regroupait sur un site portail baptisé provisoirement du nom de Sankoré, en référence à cette grande université malienne, sans doute la première au monde, presque deux siècles avant la Sorbonne. Un nom qui illustre notre volonté d’appropriation de ces outils pas les Africains eux-mêmes.

Et pour aller vite, pour aller plus loin, nous avons organisé une université numérique d’été en Tunisie du 25 aux 28 août. En invitant les enseignants des pays francophones du continent africain, ainsi que les meilleurs spécialistes de l’éducation numérique à commencer par les autorités éducatives britanniques ou les fabricants de TBI. S’ajoutent les représentants des autorités éducatives, notre ministère de l’éducation nationale, des développeurs de logiciels libres… Bref, nous voulons au terme de cette université avoir jeté les bases de notre communauté éducative francophone, créé les bases de données de référence, présenté et développer les suites logicielles qui permettent de créer des ressources numériques adaptées aux TBI, formé des « ambassadeurs » de notre projet pour le présenter dans leurs pays respectifs.

Le choix de la Tunisie pour tenir cette université permet aussi d’esquisser le portail arabophone.